Dans leur ouvrage « Le monde sans fin », Jean Marc Jancovici et son illustrateur Christophe Blain présentent (pour les nuls) les tenants et aboutissants de la crise climatique. Cette BD a l’humour bien placé, vulgarise dans la continuité des travaux de l’auteur sur la question climatique.
Les raisons de la crise ne nous concerne pas ici, au contraire il s’agit de présenter une solution potentielle parmi l’ensemble proposé. Ses solutions ne sont pas à voir comme une liste de course dont on pourrait se passer de certains éléments. À l’inverse, il s’agit d’un ensemble interconnecté d’initiative à prendre de manière plus collective qu’individuelle.
Tel est le premier point de mon premier article sur le sujet, il n’y a pas de solutions individuelles satisfaisantes. Dans la continuité de l’article sur le système colonial – capitaliste, la crise climatique est causée par un ensemble de facteur interconnecté, dont les générations actuelles héritent des conséquences.
Ainsi, à mon sens, proposer des solutions applicables individuellement pour résorber le réchauffement de la planète équivaut à partir à la guerre avec une fleur pour fusil. Soit nous modifions nos comportements en tant que société, soit on la regarde brûler.
Alors, quoi faire?
Le premier point que je souhaite aborder ici est une question particulièrement épineuse au sein des communauté qui luttent pour le climat: que fait-on avec le nucléaire?
La réponse dépend du degré de sacrifice auquel la société est prête à consentir. Si nous voulons garder un semblant de mode de vie actuel, il sera nécessaire de produire de l’énergie en grande quantité. Si, en Suisse par exemple, des technologies vertes comme les barrages fournissent une grande quantité d’électricité, nombreux sont les pays incapables de produire suffisamment d’énergie aux travers des énergies renouvelables.
En l’absence de progrès conséquent à ce niveau, il faut se rendre à l’évidence. Le premier sacrifice à consentir pour la transition est d’accepter le moindre mal en terme de production d’énergie et préférer la pollution nettement inférieure bien que plus risquée du nucléaire comparativement au charbon, au pétrole, etc. cela est d’autant plus faisable que le CERN serait sur le point de changer les règles du jeu au travers d’une révolution technologique du nucléaire. En passant de la production d’énergie par la fission à la fusion nucléaire on diminuerait la durée de vie des déchets de plusieurs milliers d’années.
Enfin bref, comme dit plus tôt, il s’agit également de se demander : jusqu’où sommes nous prêt à sacrifier notre confort actuel pour permettre la vie futur ? Dans un cadre extrême comme idéal, l’abandon total de toutes productions d’énergies non-issues d’énergies vertes garantirait une diminution tout autant exceptionnelle qu’illusoire des émissions de CO2.
En revanche, j’ai peine à croire que nombres de vaillants soient prêt à se sacrifice. Je crois plutôt que si une transition doit voir le jour elle se fera lentement. Si l’humanité accepte de tenter une transition plus lente, la production d’énergie devrait nécessairement passer par le nucléaire au vu de la pauvreté des alternatives.
Il doit exister pour plus 300 ans de réserves d’uranium dans le monde au rythme actuel de consommation. Avec une telle marge, l’humanité devrait avoir le temps de trouver une alternative viable à très long terme. Concrètement, cela signifierait rénover les centrales actuelles et, si cette alternative voit le jour, passer à la fusion nucléaire. Concrètement, cela représente très peu de risque malgré les quelques discours alarmistes de politiques friands de s’accaparer des voix au travers de la peur. En effet, les catastrophes de Tchernobyl et Hiroshima ont permis de grandement améliorer les risques.
Enfin, je ne serais pas honnête si je disais que cette une solution idéale et sans risque. Mais, quitte à mourir, autant le faire en essayant réellement quelque chose.
« La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament. »
À suivre, …
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